Triumph

Vous ne savez jamais où la route se termine

Motos rebelles, motards voyous

Dans le nouveau western économique, la conquête de l’Ouest se joue, aujourd’hui, avec des petits génies et des alchimistes dinguos, dans les open-spaces climatisés, où les applications ont remplacé les colts de Jessie James.
La vague social networks a englouti la génération Scarface et Wall Street, laissant toutefois une bouée spéculative à des phénomènes viraux en déclinaison bien réelle, les hommes marques, avec comme symbole du fric c’est chic, Pharrell Williams en majesté.
Mais si l’on remonte dans la chronologie de la mécanique économique, l’adage actuel “There’s no business like style business” vombrissait déjà dans les années 50 sur le bitume brûlant d’une Amérique “Go Your own way”. Sans peut-être en mesurer alors les retours de kick sonnants et trébuchants.

Quoi que. Triumph, la marque de Coventry, profitait du débarquement des Gi’s sur le sol européen pour leur faire passer le frisson de chevaucher leurs machines légères et high speed. Ce premier clap moteur marketing donnera naissance à la fameuse “Thunderbird” en 1949 et à une attaque frontale du marché américain par Triumph commercialisant chez son Oncle Tom 75% de sa prodution.
Avec le film mythique “L’équipée sauvage”, “The Wild One”, sorti en décembre 1953, avec un binôme codé “Motos rebelles, motards voyous”, avec comme homme ligne, Marlon Brando, Johnny Standler, meneur de bande des rebelles noirs au guidon de sa Thunderbird 6T, l’analyse esthétique définissait la vraie nature des créations.

Jean et blouson de cuir noir y trouvaient leur meilleur écran miroir à pub. Et Triumph, adopté alors comme une seconde peau par les autres icônes US, James Dean et Elvis Presley puis par Steve McQueen, pouvait en découdre en pole position, via Brando, contre Harley Davidson, via Chino interprété par Lee Marvin, leader du gang rival. Les prémices de la publicité comparative in fine. La matrice Brando-Triumph orchestrera également d’autres échappements libres d’expressions comme entre autres créations, la chanson d’Edith Piaf, “L’homme à la moto”, l’invention du nom des Beatles par John Lennon suite à la réplique dans le film “Tu as manqué aux Beetles”, et plus recemment au groupe garage rock guitares sans silencieux “The Black Rebel Motorcycle Club”.
Comme quoi, il y a plus de 60 ans, la poésie des lignes de code de Triumph avait transformé les matières grises d’alors en or.
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